Protection du vivant et éthique à travers 12 oeuvres de 1970 à 2015


De nombreux Artistes et oeuvres ont agi physiquement et ont engagé des actions pour la protection du vivant depuis les années 1970 jusqu’à nos jours. Ces oeuvres ont un effet physique mesurable sur la biodiversité et le vivant.

L’augmentation de la pollution et des effets néfastes de l’homme sur la nature à été un facteur déterminant qui à augmenté la place donnée à l’environnement naturel dans l’oeuvre.

 

Alan SONFIST, Time Landscape, Greenwich village, New York, 1978, indigenous plant life, soil, rock, sample, 8000 sqare feet.photo 1 juillet 2006, Hubert J Steed

photo : 1 juillet 2006, par Hubert J Steed

Alan SONFIST – Time Landscape – Manhattan, New York, 1965-1978 – présent.
Action : Reforestation, protection des espèces orales.

 

Par exemple «Time Landscape» de Alan SONFIST, qui crée un jardin à Manhattan à NewYork ou sont replantées et préservées des espèces d’arbres natifs de la ville à l’ère pré-coloniale.


Hans HAACKE – Beach Pollution – Espagne, 1970.
Action : Dépollution.

 

Le déplacement de l’art vers la protection du vivant est visible aussi dans l’oeuvre de Hans HACKE «Beach pollution» au début du mouvement Land Art dans les années 1970, ou l’Artiste fait une oeuvre avec la pollution présente sur une plage.


 

Jospeh BEUYS, bog_action, Pays bas 1971

Joseph BEUYS – Bog Action – Zuider Zee, Pays-Bas, 1971.
Cause: Ecologie. 

 

Si certaines oeuvres ont une utilité physique pour la nature, d’autres fondent leur efficacité sur le message qu’elles transmettent.

Joseph BEUYS réalise l’une de ses premières actions écologiques dans sa performance «Bog Action» où il se lance dans les marécages du Zuider Zee avec son chapeau pour protester contre l’assèchement du Lac. L’Artiste prend en compte les changements climatiques.


 

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Betty BEAUMONT – Ocean Landmark – Dans la mer à 40 miles de New York, 1978-1980.
Action : Protection des Animaux.

 

«Ocean Landmark» est un jardin sous-marin conçu par l’Artiste à partir de 500 tonnes de déchets de charbon déplacés dans le fond de l’océan pour créer un nouvel espace de vie et de reproduction pour la faune aquatique. Le charbon est connu comme étant un fort désintoxiquant.

L’Artiste prend en compte la biodiversité dans la création de son oeuvre. L’oeuvre devient une solution, un moyen d’action.


 

josephBEUYS, 7000 chênes

Joseph BEUYS – 7000 chênes – Documenta 7, parc de Kassel,Allemagne, 1982.
Action : Reforestation.

 

Le questionnement de la protection de la nature est aussi présent chez Joseph BEUYS dans son oeuvre intitulée «7000 chênes». Il fit un appel public aux investisseurs pour la plantation de 7000 arbres associés chacun a une colonne de basalte. L’oeuvre devient plus responsable et plus écologique. Joseph BEUYS fédère autour d’un acte de protection de la nature, il prend en compte les relations sociales, ainsi que le temps et la biodiversité dans son raisonnement. L’état de la nature questionne l’utilité de l’oeuvre.


 

Richard LONG, From Tree To Tree, A Walk in Avon England, 1986 Green ink on paper, 156.8x106cm

Richard LONG – From Tree To Tree – Angleterre, 1986. 

 

L’Anglais Richard LONG est un autre Artiste pionnier dans l’engagement intime de l’art vers la nature. Il fait de l’espace naturel son lieu d’inspiration et de création premier. LONG ne considérait pas une oeuvre sans la nature : «la nature est au coeur de mon travail».
L’oeuvre de Richard LONG vient mettre en intimité la relation profonde voire ancestrale de l’Homme à la nature plutôt que de questionner les mutations et transgressions de celle ci. L’Artiste donne à trouver un havre de paix et de ressourcement dans la nature au milieu des tumultes, dont il cherche à préserver ses oeuvres.


 

 

Revival Fields, Mel CHIN, 1991, ongoing, USA

Mel CHIN – Revival Fields – Etats-Unis,1989.
Action : Dépollution. 

 

La science peut être utilisée par l’Artiste, aussi en collaboration avec des scientifiques pour créer des oeuvres qui améliorent l’état de la terre. Tel est l’objectif de l’oeuvre «Revival Fields» de l’Artiste Américain Mel CHIN en 1989, qui sert à drainer la pollution du sol dans le champs où se trouve l’oeuvre. Grâce à des connaissances scientifiques sur le fonctionnement de la nature, l’Artiste a utilisé des plantes qui ont la propriété d’absorber les métaux lourds.

L’oeuvre acquiert une utilité, un intérêt physique ancré dans l’état réel de la terre, qu’elle préfère à ses qualités esthétiques.


 

Hundertwasser, Waldspirale-1998-2000, Darmstadt, Allemagne

Friedensreich HUNDERTWASSER – Waldspirale – Darmstadt, Allemagne, 1998-2000.
Action : Ecologie.

 

HUNDERTWASSER est un Artiste pionnier de l’architecture artistique et écologique. Il à rapproché la nature de l’architecture et à inventé un concept d’arbres «locataires» qui poussent aux fenêtres. Le toit du batiment recouvert de végétaux et les murs peints assimilables à des couches terrestres présentent la recherche d’une osmose avec la nature.

L’oeuvre cherche un équilibre entre qualités esthétiques et intérêt écologique…


 

jason-decaires-taylor, 2009 - the-gardener-mexico

Jason DE CAIRES – The Gardener – profondeur 5m, MUSA Collection, Punta Nizuc, Mexico. 2009.
Action : Protection des Animaux.

 

Les oeuvres de Jason DE CAIRESTAYLOR sont des sculptures en général d’hommes et de femmes en ciment neutre placées dans le fond de l’océan et servant directement les besoins des écosystèmes présents.

L’oeuvre recrée la technologie naturelle des récifs coraliens grâce à des sculptures conçues en ciment de ph neutre. Jason DE CAIRES TAYLOR à crée en 2006 dans les caraïbes le premier musée sous-marin de sculpture au monde qu’il est possible de visiter sous la mer.

Par ailleurs, il existe le terme «coraliculture» pour signifier la culture de coraux à des fins industriels ou pour leur implantation dans l’environnement marin. Les effets indirects de la pêche, comme la joaillerie, ou la pollution de la mer, contribuent à la destruction des espaces coraliens.


 

Cornelia KONRADS, enclosure (2010) . International Site Specific Sculpture Exhibition Out of Space

Cornélia KONRADS – Enclosure – Réserve Naturelle de Rottige Meente , Nijetrijne, PAYS BAS, 2010.
Cause : Protection des Forêts. 

 

Questionnant une éthique déjà établie comme la protection effective d’une forêt, cette oeuvre «Enclosure» de l’Artiste Allemande Cornélia KONRADS est une signalétique placée dans les arbres pour avertir d’une interdiction de déforester la zone, qui est un espace protégé. L’Artiste à utilisé une signalétique officielle signifiant l’implication d’une autorité reconnue.


 

 

topelement 2013

GREENPEACE, campagne «Save The Arctic», Russie, photo: AFP. 2013
Cause : Ecologie, Disparition des espèces. 

 

Certaines ONG comme Greenpeace ont un mode d’action souvent efficace pour la protection du Vivant, en partie grâce aux médias. Déguisés en ours blanc, ils demandent à préserver l’Arctique des forages pétroliers annoncés depuis 2012 qui seraient un désastre écologique. Plusieurs images, vidéos et actions ont été réalisées dans le but d’interpeller la population sur les dangers de ces puits de forages en Arctique et pour inciter les groupes pétroliers à y renoncer.

Les opérations menées par Greenpeace peuvent s’apparenter à de l’artivisme car l’organisme utilise des médias tels que la performance, la photographie, la vidéo ou la création de site internet de façon engagée pour défendre la cause de la Nature et du Vivant.


(DANS LA PEAU DE) L’OURS-Abraham Poincheval, 13 jours, 13 nuits

Abraham POINCHEVAL – (DANS LA PEAU DE) L’OURS – centre du salon de Compagnie du musée de la Chasse et de la Nature, 2014.

 

L’Artiste Abraham POINCHEVAL propose une introspection sur la situation des animaux dans son oeuvre performance (DANS LA PEAU DE) L’OURS en 2014. Pendant 13 jours et 13 nuits il vécu à l’intérieur d’une sculpture d’ours, et comme lui il s’est nourrit de végétaux herbacés, de baies, d’insectes, de miel et de fruits. Le temps d’une introspection et d’une empathie sur la condition animale, en proposant une réflexion sur le «devenir animal». Par ailleurs l’Ours noir est une espèce protégée vivant en Amérique du Nord mais chassé pour sa fourrure ou ses organes ou chassé de son territoire à cause de la déforestation.