OMORO

OMORO

Olivier Moreau (OmorO) est né en France en 1958 à Enghien les bains. Périgord Noir et Côte de Granit Rose en Bretagne ont bercé et inspiré son enfance. A 15 ans, sa famille déménage à Québec. Il y vivra 7 ans avant de prendre, seul, la route pour la Colombie Britannique. C’est là qu’il rencontre sa femme, et c’est ensemble qu’ils font escale aux Bermudes de 1984 à 1990. Depuis, la famille Moreau a jeté l’ancre en Martinique. Cette île française de la Caraïbe lui sert de résidence et de point de départ pour de nombreux autres voyages…

Après des études scientifiques (Génie Physique à l’université Laval puis un diplôme B.Sc. à U.B.C.) et quelques cours de beaux arts en parallèle, Omoro voit l’art et la science comme des activités complémentaires : elles sont toutes les deux basées sur la recherche et l’expérimentation.  Autodidacte, il s’est formé grâce à l’étude des anciens Maîtres et aux conseils avisés de ses amis artistes.

C’est avec des amis que OmorO a commencé à pratiquer les arts plastiques à Québec. Sa première exposition « Épingle à Linge » remonte à 1981. Il a ensuite exposé à Vancouver en 1984 et aux Bermudes en 1990. En « bon père de famille », il préfère par la suite se consacrer à la production d’œuvres en dilettante. En 2010 il retrouve cependant le chemin des galeries et des expositions avec notamment une expo solo à l’Atrium de Martinique, dans la Galerie Arsenec. Voir la liste des expositions pour plus de détails sur son parcours.

Les influences artistiques de OmorO sont nombreuses ; présentation plus ou moins chronologique :

  • A l’âge de six mois il visite la grotte préhistorique de Lascaux dans les bras de ses parents (influence préhistorique).
  • L’influence symbolique de Gustave Moreau est probablement ancestrale et la culture celtique des Coskaër/Cosquer est également bien ancrée (influences historiques).
  • Les visites de musées lui ont toujours parues être une activité essentielle, y compris par temps ensoleillé ! Comment résister à la vieille Joconde…
  • L’illustration naturaliste, scientifique et médicale, l’extrapolation artistique des mondes invisibles, ont toujours été bien vues lors de ses études scientifiques.
  • Autre influences importantes : la science-fiction, la bande dessinée, le rock, l’écologie, la marine, l’espace…
  • L’auto-critique paranoïaque de Dali (méthode spontanée de connaissance irrationnelle, basée sur l’objectivation critique et systématique des associations et interprétations délirantes) a été nécessaire pour qu’il commence sa carrière d’artiste surréaliste.
  • Les travaux de Benoît Mandelbrot sur les fractales, combiné aux début de la micro informatique ont bouleversé sa vision du monde réel en 3D.
  • Les assemblages de nombreux artistes contemporains lui ont permis de changer son rapport à l’objet, au produit de consommation.
  • Les aquarelles de Winslow Homer l’ont initié au plaisir de produire des œuvres simples, fluides et spontanées.
  • Enfin n’oublions pas l’art pop qui lui donne un détachement de l’œuvre per se et un regard artistique sur le monde quotidien.

Être artiste de nos jours consiste, selon OmorO, à manipuler et détourner aussi bien des objets divers que des images dans le but de provoquer une émotion. Il utilise différentes techniques comme les variations, les recyclages, les collages, les recadrages pour produire ces manipulations. De Lascaux à Xerox en passant par la Renaissance, et évidemment le surréalisme, tout est soigneusement remixé pour surprendre et créer une « surprise déjà vue ». Ce remixage implique que les contenus dans son œuvre soient perçus comme des messages subliminaux, capables de se poursuivre dans vos rêves…

Sa production artistique a quatre lignes directrices: Surréalisme et Situationnisme, assemblages conceptuels, aquarelles classiques et infographie pop. Les techniques correspondantes sont la peinture à l’huile, l’acrylique, le montage et collage, l’aquarelle, la photo, l’informatique, et l’électronique. Parmi ses thèmes favoris : les univers parallèles, la science et science-fiction, le corps féminin, la mer et les grains, les lumières obscures et enfin les symboles gustaviens.